{Myself & I}first kiss.
Je crois que le premier baiser est aussi le meilleur.
Ou peut-être suis-je la seule dans ce cas.
Je me souviens parfaitement de mes premiers baisers. Il avait la bouche humide et j’adorais sentir son souffle chaud sur mes lèvres.
C’était mieux que les bonbons, qu’un 20, qu’une descente à vélo, que les quenelles de ma nounou. J’avais 8 ans.
Je me souviens parfaitement de mon premier baiser avec B. On était dans mon lit – exactement là d’où je tape ces quelques phrases. Et j’ai retrouvé cette sensation étrange. Les lèvres humides, le souffle chaud, mon incapacité à penser, sa peau douce.
C’était mieux qu’un concert d’Indochine, qu’une soirée à la Desperados, que la fin du Bac de Français, que la Trilogie du Seigneur des Anneaux. J’avais 16 ans.
Je me souviens parfaitement de mon premier baiser avec l’homme mystère. On était dans sa voiture et je cherchais désespérément à faire fonctionner l’allume-cigare quand il m’a embrassé pour la première fois. J’étais tellement persuadée de ne pas retrouver ces sensations que j’ai eu un frisson. Puis, j’ai cessé de penser. Les lèvres humides, le souffle chaud, ses dents qui mordillent mes lèvres.
C’était mieux qu’une augmentation, que la naissance de ma nièce, que le Festival d’Arras, qu’un écran plasma 102cm. J’ai 21 ans.
Si mon premier baiser n’avait pas été aussi bon, je n’en aurais peut-être pas demandé autant aux hommes aujourd’hui.
(Ce post résulte d’un visionnage du film Lovely Bones. Je vous le recommande.)
