{Myself & I}first kiss.

Je crois que le premier baiser est aussi le meilleur.
Ou peut-être suis-je la seule dans ce cas.

Je me souviens parfaitement de mes premiers baisers. Il avait la bouche humide et j’adorais sentir son souffle chaud sur mes lèvres.
C’était mieux que les bonbons, qu’un 20, qu’une descente à vélo, que les quenelles de ma nounou. J’avais 8 ans.

Je me souviens parfaitement de mon premier baiser avec B. On était dans mon lit – exactement là d’où je tape ces quelques phrases. Et j’ai retrouvé cette sensation étrange. Les lèvres humides, le souffle chaud, mon incapacité à penser, sa peau douce.
C’était mieux qu’un concert d’Indochine, qu’une soirée à la Desperados, que la fin du Bac de Français, que la Trilogie du Seigneur des Anneaux. J’avais 16 ans.

Je me souviens parfaitement de mon premier baiser avec l’homme mystère. On était dans sa voiture et je cherchais désespérément à faire fonctionner l’allume-cigare quand il m’a embrassé pour la première fois. J’étais tellement persuadée de ne pas retrouver ces sensations que j’ai eu un frisson. Puis, j’ai cessé de penser. Les lèvres humides, le souffle chaud, ses dents qui mordillent mes lèvres.
C’était mieux qu’une augmentation, que la naissance de ma nièce, que le Festival d’Arras, qu’un écran plasma 102cm. J’ai 21 ans.

Si mon premier baiser n’avait pas été aussi bon, je n’en aurais peut-être pas demandé autant aux hommes aujourd’hui.

(Ce post résulte d’un visionnage du film Lovely Bones. Je vous le recommande.)

{WTF}password.

Petite info.

J’ai protégé le post précédent par un mot de passe.
Si on se connait « dans la vraie vie », demandez le moi.

Sinon, passez votre chemin : la curiosité est un vilain défaut.

Protégé : {ModAss}andres sarda et moi (suite et fin).

Cet article est protégé par mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


{Myself &I}digression sur mes sourcils.

J’ai un problème d’esthéticienne.
Ou de sourcils.

A chaque fois que je vais me faire épiler les sourcils, quelle que soit l’esthéticienne que je vois, elle me dit toujours :

« Oh ! Mais vous manquez de sourcil ! »

Et là, c’est le moment d’intimité avec cette pauvre créature chargée d’époiler les gens. Je lui raconte comment en maternelle je suis montée sur une table, que celle-ci est tombée et que je suis tombée avec. Et surtout que je me suis cassée les deux arcades sourcilières.

Ce qu’il me reste aujourd’hui de cette période où j’étais une casse-cou, ce sont des sourcils avec des cicatrices. Mon sourcil gauche est raccourci et mon sourcil droit est plus bas.

Oui, dit comme ça, on pourrait croire que je suis difforme. Mais il se trouve que j’aime bien mes sourcils. Ils ne sont pas du tout symétriques et ça me va bien. J’ai l’impression d’être Double Face, l’ex-gentil devenu méchant dans Batman.

Bref.
Ce soir, mon esthéticienne a pensé qu’elle devait me réparer, je suppose. Sans me demander, elle a « peint » mes sourcils amputés. Elle a rempli les trous comme un enfant ferait du coloriage. Elle a comblé mon manque de sourcil avec un crayon.

En vérité, je n’avais pas vu mes sourcils « au complet » depuis… En fait, je ne m’en souviens pas. Et c’est extrêmement dérangeant.

Je le déclare haut et fort : j’aime mon manque de sourcil, j’aime raconter comment je me suis fait ces cicatrices, j’aime que les gens se moquent de ma bêtise infantile.

Et surtout, je ne veux pas de sourcil qui disparaissent sous la douche comme un mauvais khôl.